

Définir les Corses d'aujourd'hui n'est pas une tâche aisée. Est-il question des habitants, des natifs, sans oublier les corses du continent ? La question n'est pas tranchée même entre les insulaires. Et l'histoire en rajoute une couche. Terre d'invasions, l'Île-de-Beauté a forcément intégré des « nouveaux venus » dans sa population. Comme ailleurs...
« Les secrets du fond de la marmite, seule la louche les connaît ». Ce proverbe insulaire pourrait tout à fait résumer les questionnements sur les Corses... Descendants des hommes de la préhistoire vivant sur l'île, sans doute. Descendants d'une partie des Romains et autres génois ayant occupé l'île, sans doute aussi. Sans parler de la souche française ancrée depuis plus de deux cents ans, avec la conquête de la Corse.
Ce préambule effectué, il est important de savoir que les Corses sont très chatouilleux sur la question de leur histoire corse. Si bon nombre d'entre eux se considèrent sans équivoque comme Corses et Français, le qualificatif d'Italiens est à proscrire. Évitez de grâce, le classique : « la Corse, c'est comme l'Italie » prononcé impunément sur le continent. Ici, il y a danger de voir se rompre immédiatement tout contact avec votre interlocuteur.
Évitez aussi de parler du patois corse. Il s'agit d'une langue que les Corses, même si tous ne la parlent pas, défendent. Elle est enseignée dans les écoles, les lycées et même à l'Université de Corte. Un hommage à l'enfant du pays, Pascal Paoli, à la tête de l'éphémère nation corse du XVIIIe siècle.